Laurent Nurisso lives and works in Marseille, France. He's exhibited in collective gallery shows in London and Montréal as well as a solo exhibition in his home city Marseille. His work featured at Berliner Liste - Berlin as well as showing at various art fairs in Rotterdam, Paris and Barcelona and Aix-en-Provence. Whilst a relative newcomer and without a classical background he has always painted in his free time, deciding four years ago to dedicate himself full-time to painting.

 

Nurisso’s work seeks to illuminate some of the darker aspects of appropriation and transformation which occur every day in our culture. While our idols and role models are commercialized and regurgitated as throwaway products and unrecognizable ideologies, Nurisso presents images built around, and from, the elements of “make believe” and story-telling. The observer is challenged to confront these pieces at both an abstract and figurative level, to construct new meanings from old symbols, and to reclaim lost meanings from the corporate structures which have over-written them. It is through this process of individualism, both in creation and interpretation, that Nurisso seeks to find our shared commonality, and break down the barriers which others have created.


Bien qu'à première vue mon travail semble être inspiré de la Pop-Culture et du Street Art, j'aime créer de nouvelles histoires à partir de stéréotypes et de clichés. J'aime me ré-approprier jouets, signalétique et produits commerciaux venant d'une autre époque, j'essaye de les redéfinir en les mixant, les télescopant, les détruisant même, donnant naissance à une nouvelle mémoire. Je trouve intéressant que nous avons toujours créés de fausses idoles pour les utiliser à nos propres besoins, que ce soit idéologiquement ou commercialement.

 

Dès les premières religions jusqu'au consumérisme d'aujourd'hui nous avons toujours aimé croire aux histoires, contes et autres légendes ... Cette idée m'est révulsive, et en même temps attractive, un peu comme le Fast Food. Comment une poupée en plastique, une figurine ou un héros de comics peut devenir un modèle ou un signe commercial suranné nous vendant un produit et service, peut être perçu pleins de charme vintage. Il y a aussi la tête de mort, symbole spirituel depuis la Renaissance qui est devenue un symbole urban et rebelle, sympatique et drôle, bien loin de la représentation de la mort. J'invite le spectateur à se remettre en question par rapport à ce qu'il voit. Il est confronté à ces représentations fantasmées, assises à la frontière de l'abstraction et de la figuration, des observations à la fois mélancoliques et ludiques, reflets de nos humeurs et émotions.